La première méthode consiste à effectuer une copie de la carte SIM (Subscriber Identity Module) originale du téléphone portable à espionner. Pour rappel, cette carte à puce est unique et contient des informations spécifiques à l'abonné, comme son opérateur de téléphonie mobile (Bouygues Télécom, Orange ou SFR), le type de réseau emprunté (GSM, EDGE ou UTMS) et parfois ses contacts (l'utilisateur peut en effet choisir d'enregistrer ces derniers soit dans la mémoire de l'appareil ou directement sur la carte SIM). L'opération se fait à l'aide d'un lecteur de cartes SIM capable de lire la clé de chiffrement. Il suffit ensuite de transférer les données récupérées sur le téléphone portable espion. Il devient alors possible pour le fraudeur d'intercepter les messages entrants et même d'envoyer des messages, comme s'ils provenaient du téléphone original. Seul souci avec cette méthode, il faut impérativement se procurer l'appareil mobile durant un certain temps, sans éveiller les soupçons de son propriétaire. Notons que cette pratique est illégale, mais que certains sites web se chargent de vous donner la démarche.
La seconde méthode consiste à intercepter les messages non chiffrés ou mal chiffrés car transitant sur des canaux cellulaires surchargés. Pour cela, il existe des logiciels spécialisés qu'il est possible de dénicher en fouinant un peu sur le web. Ces derniers permettent de transformer un téléphone portable en véritable station d'écoute et de récupérer des messages comme s'ils étaient destinés à celui-ci. L'espion n'a pas besoin de beaucoup de matériel pour se faire. Un téléphone portable muni de quelques logiciels et un ordinateur relié à Internet pour les récupérer sur la toile suffisent. Ensuite, il doit simplement s'assurer qu'il exploite le même réseau de téléphonie mobile que sa victime et en être assez proche physiquement au moment de l'interception.
Bref, vous l'aurez compris, ces méthodes sont accessibles à tout un chacun... Le groupe Wal-Mart ne reproche pas tant la méthode employée par son technicien, mais surtout le fait qu'il pouvait intercepter des messages confidentiels et qu'il l'ait fait sans en avoir l'autorisation au préalable.