En effet, Kaspersky en tête, rallié par Symantec et McAfee, tirent la sonnette d'alarme. En cause, les composants de sécurité comme l'UAC (User Account Control) ou PatchGuard. Le premier est si contraignant que les utilisateurs le désactivent, faute d'avoir un accès suffisamment souple à l'administration (même basique) de leur poste de travail. Et si selon l'éditeur moscovite, la désactivation de l'UAC rendrait Vista moins bien protégé qu'un système Windows XP SP2, il précise que ses ingénieurs ont déjà relevé cinq moyens de mettre en défaut ce composant. Quant au second, il empêcherait les éditeurs de logiciels tiers de concevoir des produits de sécurité efficaces, qui bien que novateurs seraient bridés de fait par un PatchGuard trop obtus.
Entre des composants de sécurité trop sensibles et peu pratiques, et des logiciels tiers handicapés de fait, la sécurité de l'édifice semble plus que jamais mise en question. Et quand on sait que la ligne de produits ForeFront, la solution de sécurité phare de Microsoft, est l'oeuvre, entre autres, de Kaspersky, on imagine le malaise occasionné par de telles déclarations.
Les signaux inquiétants s'accumulent
Et c'est sans compter les fissures, voire les brèches qui s'ouvrent ici où là dans ce qui était pourtant vendu comme une évolution majeure vis-à-vis de Windows XP. Tandis que des chercheurs indiens trouvent le moyen de compromettre le noyau et d'exécuter du code non signé à l'amorçage des versions préliminaires de Vista, d'autres revoient surgir des bugs liés aux curseurs animés.