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McAfee AVERT célèbre 10 années de protection contre les menaces et présente les évolutions attendues en 2006
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Publié le 2006-01-06 par la société McAfee
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2006 devrait voir la poursuite du vol de données personnelles, confidentielles ou d’identité, une sophistication des menaces pour les entreprises, une diversification des attaques pour les particuliers et une inexorable progression des risques sur les mobiles.
Paris, le 22 décembre 2005 - McAfee
célèbre actuellement le dixième
anniversaire du groupe AVERT, sa structure de recherche et de
protection contre les menaces Internet. Mise en place, le 5 novembre
1995, le groupe était initialement une petite
équipe répartie entre Santa Clara (USA),
Amsterdam, Paris et Sydney. Aujourd’hui, il regroupe des
chercheurs et ingénieurs présents sur cinq
continents, 14 pays et 20 villes. Ce laboratoire
décentralisé est actif 24 heures sur 24 et 365
jours par an.
Grâce à son expérience et à
son expertise, McAfee AVERT a découvert deux des attaques
les plus virulentes de ces dernières années :
Melissa en 1999 et MyDoom en 2004.
Jimmy Kuo, chercheur chez McAfee, a donné le nom de Melissa
et a tenu un rôle essentiel dans l’identification
de son auteur. Il a collaboré avec le gouvernement
américain pour l’informer et limiter les
dégâts causés par ce virus. Pour cette
participation, Jimmy Kuo a reçu le prestigieux Federal 100
Award. Selon Computer Economics, l’impact financier de
Melissa en 1999 s’est élevé
à environ 1,5 milliard de dollars.
De son côté, Craig Schmugar, un autre chercheur du
groupe, a découvert MyDoom. Ce ver fut à
l’origine de l’attaque la plus soudaine jamais
observée sur Internet. Toujours selon Computer Economics, il
a contaminé jusqu’à 12 000
systèmes à l’heure et le montant de ses
dégâts a été
estimé à 5,25 milliards de dollars pour 2004.
À l’occasion de cet anniversaire,
François Paget, l’un des membres fondateurs du
groupe, revient sur l’année 2005 et expose
quelques prévisions pour 2006.
42%
des français capable de se connecter à Internet
Durant les dix années écoulées, nous
avons vu la nature et la vitesse de propagation des menaces
évoluer de façon spectaculaire. A
l’aube de 2006, plus d’un milliard
d’internautes peuple la planète. Avec un
taux de pénétration de 68,7% les
Etats-Unis comptaient 203,5 millions d’utilisateurs de
l’Internet en septembre 2005. A cette même date, la
Chine et ses 103 millions de connectés
découvraient simplement le monde virtuel (taux de
pénétration de 7,9%).
En Europe, la France compte 25,6 millions d’utilisateurs de
l’Internet (taux de pénétration de
42,3%). Elle se situe en 9ème position sur la liste des pays
ayant le plus grand nombre d’internautes.
Face à ces millions d’utilisateurs, McAfee AVERT a
recensé plus de 160 000 programmes différents qui
menacent leur tranquillité et leur vie privée.
Des milliers d’autres codes et
vulnérabilités sont, sans doute, non encore
identifiés. Ils représentent tous un danger, que
l’on soit un particulier ou un professionnel.
Retour
sur 2005
L’informatique
familiale : le maillon faible
De récentes enquêtes tendent à
démontrer que les entreprises sont de plus en plus
conscientes des risques et de mieux en mieux
protégées. En 2003, 95% d’entre elles
annonçaient utiliser un antivirus et 83% un pare-feu .
Malgré ces chiffres rassurants, elles ne sont pas
à l’abri d’une attaque
distribuée et réfléchie.
Au-delà du périmètre de
l’entreprise, la multiplicité des ordinateurs
personnels connectés à Internet par
l’ADSL fait peser une menace impersonnelle et grandissante.
Les ordinateurs familiaux sont de plus en plus nombreux et leurs
propriétaires toujours inconscients des risques
qu’ils encourent.
Une étude, réalisée en 2004 par
America Online Inc. et la National Cyber Security Alliance (NCSA) ,
révèle que la plupart de ces personnes pensent
qu’ils ne sont pas menacés. Plus de 3 utilisateurs
d’ordinateur sur 4 considèrent qu’ils ne
sont pas concernés par les menaces virtuelles. Cette
impression de sécurité conduit la
majorité d’entre eux à stocker des
données personnelles sensibles sur leur ordinateur, comme
des informations médicales et financières, sans
protection suffisante. Cette impression de
sécurité est erronée dans la plupart
des cas. En effet, deux tiers des participants à
l’étude ne mettent pas à jour leur
programme antivirus et un utilisateur sur sept n’utilise
aucun programme antivirus.
Si l’on admet qu’un PC non à jour et
connecté sur Internet a une durée de vie sans
infection de moins de 20 minutes , il est à craindre
qu’un nombre impressionnant d’ordinateurs ne soient
infectés par des programmes malveillants, logiciels espions
ou robots, à même de rassembler
secrètement des informations via leur connexion Internet ou
de servir de passerelle à des activités
légalement répréhensibles.
S’ils souhaitent s’attaquer à une
entreprise, les pirates ne s’y trompent pas : ils visent les
particuliers pour mieux rebondir sur leur cible.
Transformées en machines « zombies »,
les PC des internautes en bout de chaîne sont
utilisés pour mener des attaques de grande envergure.
La
persistance des robots
L’invasion des robots fut un fait marquant en 2004 et leur
nombre n’a cessé d’augmenter en 2005.
Ils sont connus sous divers noms de baptême : Sdbot, Agobot,
Gaobot, Spybot, Polybot, Kwbot, Phatbot, etc. Ce sont des programmes
malveillants permettant une prise de contrôle à
distance de machines vulnérables afin de former un
réseau d’attaque caché (ou botnet).
En octobre, la Wildlist en annonçait 144 dans sa
liste principale et 3 028 dans sa liste secondaire soit une
augmentation de plus de 400 % sur 12 mois.
Pour s’implanter, ils utilisent des méthodes
classiques s’aidant d’un virus ou d’un
message de type spam. Un robot déjà
installé sur une machine peut aussi effectuer sa propre mise
à jour afin de rester plus longtemps
indétecté. Nombre d’entre eux se
propagent aussi par exploitation d’une
vulnérabilité non comblée,
d’un partage ouvert (open shares) ou d’un mot de
passe faible ou manquant.
En novembre 2005, la presse annonçait qu’un groupe
de pirates basé au Moyen-Orient était parvenu
à prendre le contrôle de 17 000 ordinateurs .
Des
robots et des PUPs
Distribués au profit de régies publicitaires, les
programmes potentiellement indésirables (PUPs) augmentent en
nombre. Le groupe AVERT annonce pour 2005 une progression de 40 %.
Alors que la législation avance à des allures
variables, les professionnels de la sécurité ont
mis en place des groupes de travail comme l’Anti-Spyware
Coalition , dont McAfee est l’un des membres fondateurs. Ils
s’efforcent de définir et de
catégoriser les comportements potentiellement
indésirables. Parallèlement, les
éditeurs de logiciels de publicité semblent faire
un effort d’auto contrôle.
En effet, en 2005, une nouvelle tendance se précise.
Certains utilisateurs de réseaux de robots (botnet)
découvrent qu’il est très rentable
– et peut être moins dangereux - de les utiliser
comme aide à la diffusion d’adware. Ces personnes
peu scrupuleuses s’associent à des
régies publicitaires qui vont ensuite les
rémunérer au nombre d’installation.
En août 2005, la société 180solutions
porta plainte contre sept de ses affiliés pour avoir
diffusé ses adwares sans consentement initial . La
société dénonçait ainsi les
agissements de personnes malintentionnées en
Grande-Bretagne, en Australie, au Canada, au Liban, en
Slovénie et en Hollande. Afin d’augmenter leurs
gains (entre 7 et 50 cents par installation), elles auraient
utilisées des machines zombies comme aide à la
diffusion. Selon les experts, un réseau de 5 000 machines
permettait un revenu de $744 par jour, ou $22 346 par mois. La plainte
aboutie en octobre 2005 à l’arrestation de 3
suspects par la police hollandaise.
Aux Etats-Unis une affaire similaire fut rendue publique en novembre
2005 .
Les
chevaux de Troie d’hier sont toujours à la mode
L’augmentation du nombre de chevaux de Troie est encore plus
importante que celle des PUP. Ce terme générique
(en anglais : Trojan) recouvre de nombreux types de programme
malveillants. En apparence inoffensif, ils contiennent une fonction
illicite cachée et connue de l'attaquant seul.
Dans cette grande famille, les portes dérobées et
les renifleurs de mot de passe ont été fortement
utilisés en 2005. La porte dérobée (en
anglais : backdoor) est un programme implémenté
secrètement sur une machine. Il permet ensuite à
son concepteur de s’y introduire depuis un lieu distant. Le
renifleur de clavier ou de mot de passe (en anglais keylogger ou
password stealer) est lui aussi dissimulé sur l'ordinateur
de sa victime. Il saisie certaines frappes au clavier et collecte des
noms d'utilisateur, des mots de passe et des informations personnelles
et parfois confidentielles. Les données sont ensuite
renvoyées et employées à des fins
frauduleuses.
En mai 2005, 21 dirigeants d’entreprises et
détectives sont arrêtés en
Israël . On les accuse d’avoir utilisé un
logiciel leur permettant de pénétrer dans les
ordinateurs de leurs concurrents. Moyennant 3 000 €, chaque
version était adaptée à la cible. Pour
mieux tromper les logiciels de sécurité, chaque
version était également unique. Son concepteur
l’envoyait par e-mail ou l’intégrait
à un CD contenant une proposition commerciale imaginaire.
Une fois le travail d’installation du produit espion
terminé, le « client » recevait une
adresse IP, un nom d’utilisateur et un mot de passe afin
qu’il puisse accéder directement au
système qu’il souhaitait espionner.
Toujours en 2005, il est possible de citer le rapport du NISCC (Centre
britannique de coordination de la sécurité de
l’infrastructure nationale), émis en juin . Il
rapporte, qu’à cette époque, une
attaque d’une envergure sans précédent
frappa les réseaux informatiques du Royaume-Uni. Selon ses
estimations, près de 300 sites clés vitaux furent
la cible d’attaques virales via l’Internet et les
courriers électroniques.
Le
retour des rootkits
Ces derniers mois, un autre phénomène a pris de
l’ampleur et s’est complexifié. Il
s’agit des rootkits. Ce type de programme permet de rendre
totalement furtif un autre programme en les rendant (lui et son
rootkit) invisibles à un outil de
sécurité tel qu'un antivirus. Dans tous les cas,
le but est d'empêcher que l'utilisateur ne
perçoive des informations indiquant la présence
d'activités clandestines sur son ordinateur. Le rootkit rend
invisible les processus, les fichiers et les connexions
réseaux du pirate. Une fois résident en
mémoire, il est très difficile à
détecter.
Bien connu dans le monde UNIX, ces programmes permettent maintenant,
dans le monde Windows, une meilleure furtivité pour des
codes malicieux déjà connus (robots, renifleurs
de mot de passe, portes dérobées, etc.). Des
sociétés commerciales utilisent le concept comme
outil de dissimulation et des organisations douteuses les mettent en
vente sur Internet.
De récentes statistiques issues des remontées
faites par MSRT (outil de suppression de logiciels malveillants
Microsoft Windows) confirment la prévalence de ces
programmes peu connus du public (FURootkit, IsPro et Hacker
Defender sont les premiers de la liste).
Après l’annonce publique de sa
découverte le 31 octobre 2005, le produit SONY BMG
(DRM-rootkits - Digital Rights Management) est maintenant lui aussi
détecté et éliminé par
nombre d’antivirus.
Malgré quelques programmes spécifiques
très performants, les antivirus deviennent l’une
des meilleures solutions pour leur détection et leur
élimination. Nous avons pu montrer qu’il
était possible de mettre en œuvre des
détections génériques et VirusScan
possède depuis juillet 2005 une détection
« new rootkit ».
La meilleure technique de détection passe par la recherche
de processus cachés en mémoire. Mais, sachant
qu’il sera sans doute toujours nécessaire pour un
rootkit de se lancer au démarrage de la machine,
c’est à cet instant qu’il est le plus
facile de les repérer.
Davantage
d’attaques sur les équipements mobiles
C’est en juin 2004 qu’a été
détecté le premier programme malveillant ciblant
les mobiles. Cette première attaque, conçue comme
une preuve de faisabilité par un groupe bien connu
d’auteurs de virus, visait le système
d’exploitation Symbian. Peu après, on vit
apparaître le premier virus pour Pocket PC infectant les
fichiers Windows CE. Depuis cette date, plusieurs chevaux de Troie pour
mobiles ont vu le jour ; ils marquent le début
d’un intérêt réel pour les
codes malicieux visant ces équipements.
Si l’on se réfère au temps des premiers
virus dans le monde DOS, leur nombre augmente
aujourd’hui 10 fois plus vite que par le passé. Au
2ème trimestre 2005, 121 variantes de menaces mobiles ont
été enregistrées. Ce nombre devrait
augmenter de manière significative en 2006.
Une forte augmentation du nombre des
vulnérabilités
Alors que le nombre total de vulnérabilités
était stable en 2003 et 2004, il semble que
l’année 2005 voit apparaître un nouveau
record. Les derniers chiffres du CERT sont
éloquents :
Année 2000
2001 2002
2003 2004
1Q-3Q, 2005
Vulnérabilités 1
090 2 437 4
129 3 784 3
780 4 268
Plus de 5 500 vulnérabilités pourraient ainsi
avoir été rapportées en 2005.
La majorité de celles-ci visent les applications des postes
clients. Le navigateur Web et le client mail sont les plus
prisées.
Phishing : l’évolution d’une tactique
C’est en 2004 que le phishing est devenu un
problème majeur. A l’origine, le terme phishing
était utilisé par les pirates pour
désigner le vol de comptes AOL, en se procurant les noms des
utilisateurs et leurs mots de passe. Aujourd’hui, les
criminels ont considérablement
développé leurs capacités à
tirer parti de cette méthode.
De nouvelles techniques ont vu le jour en 2005. Le pharming qui cible
les serveurs DNS et les modifications – par un cheval de
Troie – du fichier de configuration HOSTS sur les PC clients
complexifient le phénomène. Avec le «
spear-phishing », (phishing ciblé) les attaques
deviennent de plus en plus sophistiquées et ne se limitent
plus à des arnaques financières.
Que
doit-on attendre de l’avenir ?
Du
côté des équipements mobiles
Depuis deux ans, une imminente recrudescence des attaques sur les
smartphones et les PDA est annoncée. La menace approche
graduellement mais ne semble pas encore immédiate. Il est
cependant prévisible de voir une augmentation importante du
nombre des menaces pour mobiles. La technologie smartphone joue ici un
rôle essentiel du fait de
l’inter-connectivité croissante des
équipements.
En 2007, lorsque tous ces nouveaux systèmes convergeront
réellement, il est à craindre que les dommages
causés par ces nouvelles attaques ne soient
supérieurs à ceux enregistrés dans le
passé. Le très grand nombre de smartphones et le
très faible taux de déploiement de solution de
sécurité peuvent faire craindre une infection de
grande ampleur.
Bien que la moitié d’entre eux disposait
d’un logiciel de sécurité, rappelons
qu’en 2004, et en quelques heures, VBS/LoveLetter@MM a
contaminé des dizaines de millions de PC. En comparaison,
une menace ciblant plusieurs systèmes
d’exploitation mobiles pourrait infecter
simultanément jusqu’à 200 millions de
smartphones.
Du
côté des équipements plus conventionnels
Les faiblesses des protocoles de messagerie électronique,
les failles de sécurité des logiciels de
navigation et le manque d’éducation des
utilisateurs contribueront à la poursuite du phishing.
L’utilisation conjointe de chevaux de Troie, de courriels
fictifs et de sites miroirs performants risque même de
tromper des utilisateurs avertis.
2006 verra également une recrudescence des programmes
furtifs. Il est à craindre que certains rootkits ne posent
problèmes à un instant donné et
qu’une détection efficace soit difficile
à obtenir par l’ensemble des produits phares de la
profession.
Certains programmes indésirables d’origine
commerciale nous apparaissent parfois réellement nuisibles
ou utilisés de manière discutable. La
frontière entre cybercriminels et quelques industriels
indélicats risque d’être de plus en plus
poreuse.
Si l’on ne veut pas voir se poursuivre une
éternelle montée en puissance de nouveaux
programmes malveillants, les entreprises doivent persister dans leur
effort d’organisation et, par la formation, leurs
employés doivent améliorer leur sens critique
afin de répondre correctement à une attaque ayant
traversé leurs premières défenses.
Mais c’est surtout à destination du grand public
qu’un effort de sensibilisation doit être
mené. Ce sont eux les cibles de demain. Ils seront les
principales victimes directes ou indirectes des prochaines attaques.
Sensibiliser ce public non averti devient une grande cause nationale.
A
propos de McAfee
Basé à Santa Clara en Californie, McAfee (NYSE:
MFE) est éditeur de solutions dédiées
à la prévention d'intrusions et à la
gestion du risque. McAfee fournit des produits et des services
innovants qui permettent à ses clients du monde entier
d'associer performances concurrentielles et
sécurité informatique. McAfee met ses
connaissances de la sécurité au service des
entreprises, des administrations et des consommateurs afin de leur
permettre de bloquer les attaques, d'éviter d'interrompre
leur activité et de continuellement améliorer la
sécurité de leurs systèmes et de leurs
réseaux. Cette approche de gestion du risque leur garantit
une confiance totale. Pour plus d'informations sur McAfee, ses produits
et services : http://www.mcafee.fr/
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