Neotrace offrait alors une solution unique qui permettait de tracer de manière graphique n’importe quelle adresse IP du globe ; une sorte de « traceroute » évolué avec localisation d’adresses IP. C’est une solution intéressante qui combine les fonctionnalités de la célèbre commande Unix, des informations sur le propriétaire des blocks d’adresses (whois) et une base de données centralisées contenant les informations de localisation. Le produit a d’abord été renommé « Visual Trace » avant d’être intégré dans l’offre Firewall de l’éditeur.
Plus spécifiquement, le brevet de McAfee porte sur les événements de trafic au sein des fichiers de journalisation des pare-feu. L’événement contient des informations telles que la date, l’heure et l’adresse IP source, qui peut ensuite être tracée visuellement jusqu'à son origine. « Avec cette technologie, les clients de McAfee peuvent illustrer graphiquement l’origine d’une attaque » précise Vincent Rossi, le Vice-président Senior Marketing de McAfee.
La firme de Santa Clara n'a pas, pour le moment, précisé si elle souhaitait mettre en place des contrats de licence pour les autres éditeurs qui utiliseraient des technologies similaires.
Le brevet devrait sans aucun doute faire pression sur les concurrents directs que sont Symantec et Check Point, alors que la plupart des applications de gestion de Firewall intègrent désormais des fonctionnalités.
En 2001, le même bureau avait accordé a McAfee un brevet pour le moins « imprécis » à propos des technologies de mises a jour et d’installations automatiques de logiciels. A l’époque McAfee avait précisé : « quiconque utiliserait des technologies similaires devrait s'attendre à affronter des actions légales » ...