Les peines infligeables jusqu'à aujourd’hui étaient de l’ordre de six mois de détention ferme au grand maximum pour les délits de petites et moyennes importances, comme le fait de pénétrer un réseau privé. C’est pourquoi, un rapport parlementaire insiste sur le fait que la justice doit prendre plus au sérieux les menaces émanant de la « cyber criminalité ». Le rapport prône ainsi l’allongement des peines et incite à considérer les dénis de service comme de véritables crimes.
Le but est de faire passer un message très clair « il en est fini le temps de l’indulgence ». Il est également proposé que la « Home Office and the National Office of Statistics » (office national des statistiques) commencent à répertorier et dénombrer les attaques commises sur le sol de Grande Bretagne. Aujourd’hui, il n’existe pas de chiffres officiels et pour cause, il est d’une part difficile pour les entreprises de se rendre compte des attaques subies et d’autre part de parler de leurs sinistres informatiques au risque de faire fuir leurs clients. Si l’on en croit une récente étude réalisée par le « Department of Trade and Industry », une attaque majeure peut coûter entre 65 000£ et 100 000£ à une grande entreprise.
Tous ces facteurs font qu’une nouvelle version du « Computer Misuse Act (CMA) » de 1990 est réclamée par les parlementaires anglais.
Les procédures de poursuites devraient être simplifiées afin que les entreprises puissent entamer des actions judiciaire plus rapidement et facilement. D’aprés Alan Lawson, un analyste du groupe Butler affirme que les améliorations dans la lutte contre la cyber criminalité ne seront visibles que lorsque la loi aura évolué et sera adaptée au contexte actuel.