D'après un sondage réalisé par l'éditeur WatchGuard, deux administrateurs sur trois pensent que les « spywares » vont représenter en 2005 la plus grande menace envers l'intégrité et la sécurité de leurs réseaux. Toujours d'après cette étude, 65% des administrateurs admettent que leurs réseaux sont beaucoup moins protégés face aux « spywares » que contre les « virus » et les attaques par « phishing ». 54% des directions générales sont toujours concentrées sur les virus alors que seulement 38% d'entre elles pensent que la problématique des « spywares » est une priorité.
Que reflète cette étude ? Interrogé par Zdnet Australia, Mark Stevens, « Chief Strategy Officer » chez WatchGuard explique « le sondage démontre que les directions générales n'ont pas encore pris conscience des menaces liées aux « spywares » alors que les administrateurs et techniciens IT sont parfaitement au fait du danger ». Toujours d'après Mark Stevens, les objectifs sécuritaires des directions générales et des administrateurs doivent aller dans le même sens pour être efficaces. Cette étude démontre l'actuel « décalage » entre les deux parties face à une menace grandissante pour les uns et ignorée par les autres.
Mais soyons honnêtes, le « spyware » est à la mode. La violation discrète et automatisée du secret fait peur et fait donc vendre. Les éditeurs le savent bien et l'évangélisation de la menace fait partie d'un « process » de vente bien rodé. Il a d'ailleurs fait ses preuves avec les antivirus. L'année 2004 était l'année du « spam », 2005 sera l'année du « spyware ». A moins que 2005 ne soit l'année du « Ad-ware » ? du « Mal-ware » ? ou du « Money-ware » peut être...