Il s'agit plus précisément des serveurs DNS G, L et M. Les deux premiers sont localisés aux États-Unis et gérés par l'US DoD (United States Department of Defense), le département américain de la Défense, et l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l'organisme international sous tutelle américaine qui gère l'attribution de plus de 250 millions de noms de domaine, pour les deux premiers. Le troisième est localisé à Tokyo, au Japon, et géré par le WIDE Project (Widely Integrated Distributed Environment).
Douze heures d'attaques !
Durant une douzaine d'heures consécutives, les hackers ont lancé des attaques de type DoS (Denial of Service, littéralement Déni de Service), qui consiste en l'envoi massif de requêtes afin de faire saturer et tomber un serveur, vers ces trois piliers du réseau Internet. C'est la seconde plus grande attaque de ce type recensée depuis 2002.
Bien que ces nombreux assauts n'aient pas abouti et n'aient pas eu d'influence notable sur le bon fonctionnement du réseau Internet, elle montre à quel point ce dernier reste vulnérable et à la merci des pirates informatiques, ce malgré les précautions qui ont été prises depuis Octobre 2002. Une enquête a d'ores et déjà été ouverte. Selon les premières informations qui sont remontées, l'origine de ces attaques a été localisée en Corée du Sud.