Selon des sources issues du procès, Mullen était bien un expert en « craking » de smartcards DirecTV. Le piratage de ces cartes permettait aux utilisateurs d'avoir accès à tous les programmes sans contrôle et bien sûr gratuitement.
Même s'il a plaidé coupable, Mullen a aussi confirmé qu'il était à la tête d'un réseau de plus de 100 distributeurs en Amérique du Nord.
Le juge Richard A. Lazzara a accepté l'hypothèse qu'au moins 16 000 cartes avaient été produites, chaque carte coûtant à DirecTV et NDS au moins 1 500 $, on arrive aux 24 millions de dollars demandés.
Mullen est donc maintenant en prison au centre de détention de Miami alors que les ingénieurs de NDS tentent eux de « cracker » les données chiffrées contenues sur une memory stick retrouvée sur Mullen lors de son arrestation.
Ils pensent d'ailleurs y trouver des comptes en banque offshore où Mullen aurait stocké le fruit de ses agissements illégaux.
Selon quelques estimations, le coût de ce piratage serait au total pour DirecTV de l’ordre de 1,2 milliards de dollars, car en fait leurs estimations internes seraient plus proches de 68 000 cartes que de 16 000.
Depuis cet épisode, DirecTV a mis en place sa quatrième génération de smartcards, la "P4" qui jusqu'à ce jour n'a pas été revendiquée comme crackée par la communauté.